A Table

La raviole de Romans…mon pêché mignon

Cela fait longtemps que j’avais envie de vous partager mon petit pêché mignon. Pour certain c’est de la pâte à tartiner ou tomber une tablette de chocolat, pour d’autres c’est attaquer un bon fromage avec du pain ou une raclette, pour moi c’est la raviole !!

En effet, mon frigo est un peu le cliché de celui du célibataire urbain, c’est à dire un peu vide ! Mais si vous venez chez moi, il y aura toujours des ravioles pour les amis et la famille. Mais ATTENTION, ici je parle bien de ravioles et non de raviolis ! Car beaucoup de mes amis, la première fois, étaient étonnés que je leur vente du soir au matin les ravioles en pensant que j’allais simplement ouvrir une boite de conserve de raviolis. Mais non, les ravioles ne sont pas des raviolis ! En gratin, poêlées dans une salade, à la crème ou tout simplement avec un filet d’huile d’olive, la raviole se mange à toutes occasions et en toutes saisons.

Un peu d’histoire sur la raviole Made in Wikipedia :

“Les ravioles élaborées dans la province du Dauphiné trouveraient leur origine dans la gastronomie romaine, mais la première mention du terme « raviole » dans ce pays date de 12285. Très consommée dans la région du Dauphiné au Moyen Âge, elle est farcie de viande, ou de légumes lors du carême ou pour les populations pauvres. Ne contenant pas de viande, elle convient aux jours de jeûne. À Romans, la consommation des ravioles est confirmée dès 1807 ; au XIXe siècle, le niveau de vie du Romanais s’améliore et les légumes sont remplacés par du fromage, dernière étape avant la composition que nous connaissons aujourd’hui ; c’est un plat de fêtes préparé par des spécialistes : les « ravioleuses », qui se déplacent de maison en maison. L’une d’elles : la Mère Maury, est la première, en 1885, à offrir aux clients de son café de Romans, les ravioles qu’elle confectionne à la main ; c’est encore un plat populaire. D’autres ravioleuses développent un commerce local de la raviole, comme la mère Fayet.

La raviole était issue d’un terroir mêlant cultures céréalières et petits élevages laitiers où la viande était rare, permettant un approvisionnement en produits agricoles et expliquant la composition non carnée de la préparation.

Il faut attendre les années 1960 pour voir les ravioles de Romans sur les cartes des grands restaurateurs de la vallée du Rhône, leur fabrication devenir industrielle, et leur vente franchir les limites du Dauphiné. Avant 1975, le marché ne dépasse pas les 100 tonnes annuelles, et c’est à partir de 1990 que la raviole gagne les supermarchés.”

Bref, vous l’avez compris, on peut dire que je suis un “raviole addict”, et ça depuis tout petit. Depuis que ma maman me traînait à Romans pour faire quelques emplettes dans les magasins de chaussures (qui maintenant ont pour la plupart 🙁 disparus…mais rien n’est perdu !! ). Et après avoir été embarqué de magasins en magasins, un arrêt obligatoire avant le retour sur Montélimar : les ravioles de la Mère Maury !!!

Petite boutique située au 38, rue du Président Félix Faure à Romans-sur-Isère où l’on retrouve tout le savoir-faire historique de la Mère Maury. Un haut lieu de la raviole qui a su par son histoire familiale façonnée ce petit délice gastronomique romanais.

Allez ! Encore un peu d’histoire pour être incollable sur la raviole et la Mère Maury :

“Au début du XXe, Marie-Louise Maury part avec ses parents de sa ville natale, Bourg-de-Péage, pour Romans-sur-Isère où son père Jules Gélibert ouvre un café en face de l’Hotel de ville. En 1885, elle épouse Annet Maury. L’activité du café se développe avec l’arrivée du 75è R.I. à Romans, en 1889, et la vie musicale autour du kiosque, inaugurée en 1888 et situé devant le café.
En 1901, la Banque de France est édifiée  à côté du café qui prend alors le nom de « Café de la Banque Maury ».
Après le décès de sa mère, puis de son père en 1894, et devenue veuve en 1904, Marie-Louise reprend le café et commence certainement à proposer des ravioles à ses clients.
En 1928, à l’âge de 65 ans, elle se retire dans sa maison, à l’angle de la rue du Fuseau et de la rue Puits-du-Cheval. Elle continue cependant à fabriquer des ravioles, aidée par son petit-fils, Maurice Donnadieu.
Marie-Louise Maury décède en janvier 1941. Et c’est en 1956 que Maurice Donnadieu ouvre une petite boutique adossée au Foyer du Théâtre qu’il nomme “La Mère Maury” et reprend la confection des ravioles, manuellement, avec une petite cuillère et un couteau. L’année suivante, il achète une “machine à ravioli” sur laquelle il fait rectifier les rouleaux aux dimensions de la raviole.
En 1971, la boutique “Mère Maury” est transférée rue Félix Faure. Deux ans plus tard Donnadieu cède son entreprise à Messieurs Chapre et Coissieux. Le petit-fils de la Mère Maury décède en 1987.
Depuis plusieurs décennies, l’enseigne est devenu emblématique du patrimoine gastronomique de Romans et a su conserver  ses qualités gustatives traditionnelles.”

Vous l’avez compris, depuis tout petit je voue une passion sans fin pour la raviole. Et une de mes spécialités, le gratin de raviole ! Personnellement, je le fais avec du saumon, délicieux ! Mais à l’occasion de cet article, je tenais à vous faire découvrir une autre recette du gratin de ravioles (100% Dauphinoise) et surtout deux blogueuses culinaires Diane et Aurélie et leur blog “Les Cuillères en bois”.

Ingrédients

  • 400 g. de ravioles du Dauphiné
  • 150 g. de lardons fumés
  • 30 g. de Bleu de Sassenage
  • 15 cl. de crème fraîche épaisse
  • emmental râpé

Instructions

  1. Découpez les ravioles. Disposez-en une partie dans un plat à gratin, de manière à recouvrir la surface du plat.
  2. Dans une casserole, faites chauffer la crème fraîche. Découpez le Bleu de Sassenage en morceaux et faites-les fondre dans la crème.
  3. Déposez un peu du mélange crème-bleu par dessus les ravioles dans le plat.
  4. Faites cuire les lardons à la poêle puis déposez-en un tiers par dessus la couche de ravioles recouvertes de sauce.
  5. Répétez l’opération trois fois pour obtenir trois couches de ravioles, sauce au bleu et lardons.
  6. Une fois les trois couches terminées, recouvrez d’emmental râpé.
  7. Placez au four 15-20 minutes à 200°C/ 360°F. Servez chaud !

Retrouvez plein d’autres recettes très sympa sur www.lescuilleresenbois.com

 

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